Il est des lieux où on aime remonter son stand, étaler ses couleurs et accueillir les visiteurs qui viennent à la rencontre des créateurs.
Après avoir présenté depuis un an son univers en Bretagne, Touraine, Occitanie et pour deux dates en Anjou, L’habit en roses est heureuse de se retrouverà Angers, au pied de la Maison d’Adam, pour les deux prochains marchés des Artistes et Artisans Anjoués. Un goût de retrouvailles et une sensation d’évoluer en local ; l’atelier de teinture végétale est angevin depuis ses débuts.
Rendez-vous donc les dimanches 6 septembre et 4 octobre 2026, face à la Maison d’Adam, pour deux journées consacrées au fait-main, aux savoir-faire locaux et à la création artisanale.
C’est sur cette même place Sainte-Croix que le marché avait organisé sa première saison en 2022. Après un passage par la promenade du Bout du Monde en 2023, puis par la cale de la Savatte en 2024, le marché a retrouvé Sainte-Croix en 2025. Cette année encore, les Artistes et Artisans Anjoués investissent donc ce joli coin du centre historique d’Angers les premiers dimanches du mois de mai à octobre.
Deux dimanches pour retrouver les couleurs végétales
Pour ces deux derniers rendez-vous angevins de la saison, L’habit en roses présentera son travail de teinturière végétale, un savoir-faire textile qui consiste à extraire la couleur des plantes pour la transporter durablement sur les fibres textiles naturelles.
Ici, pas de nuancier industriel : les couleurs naissent des plantes, des bains de teinture, des matières et du temps. Chaque fibre réagit à sa manière et donne naissance à des nuances parfois douces, parfois profondes, toujours singulières.
L’atelier angevin travaille ainsi autour de matières naturelles et de colorants végétaux. Une façon de faire dialoguer savoir-faire traditionnel, création contemporaine et envie d’une mode plus responsable.
Sur le stand, vous pourrez découvrir les créations textiles de L’habit en roses, mais aussi échanger autour de la teinture végétale, de ses plantes tinctoriales et de ce métier d’ennoblissement textile qui transforme une belle matière en pièce unique.
Un marché de créateurs au cœur du vieil Angers
L’habit en roses ne sera évidemment pas seule sur la place !
En 2026, les marchés Artistes et Artisans Anjoués réunissent une dizaine d’artistes et artisans à chaque rendez-vous, avec une sélection renouvelée au fil des mois. Créateurs textiles, bijoux, cuir, céramique, illustration, décoration et autres savoir-faire se côtoient ainsi dans une ambiance propice à la flânerie et à la rencontre.
La diversité des créateurs est justement l’une des richesses de ces marchés : chacun vient avec son univers, ses matières et ses gestes, pour proposer des pièces réalisées en petites séries ou en exemplaires uniques.
Une belle diversité d’univers et de savoir-faire pour une rentrée placée sous le signe de la création locale.
Et pourquoi ne pas prolonger la balade ?
Les premiers dimanches du mois, la place Sainte-Croix n’est pas le seul endroit où découvrir de belles choses : le marché des créateurs se tient en parallèle de la brocante mensuelle de la rue Toussaint. De quoi composer une jolie promenade entre artisanat, objets anciens et patrimoine angevin.
Alors, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de rencontrer L’habit en roses à Angers cette saison, notez bien les deux dates : 6 septembre et 4 octobre 2026 de 9h00 à 18h00.
Sur 3 jours, du vendredi 6 au dimanche 8 novembre 2026, L’habit en roses retrouvera le salon Toutes Fibres Dehors ! à La Gacilly, un rendez-vous consacré aux fibres, aux matières et aux métiers d’art textiles. Pour L’habit en roses, cette nouvelle participation sera l’occasion de présenter ses couleurs végétales sur des matières naturelles soigneusement choisies, et notamment une collection de soies sauvages, forestières et non violentes.
De la plante au textile, créer la couleur
Chez L’habit en roses, la couleur commence dans le végétal. Je cultive quelques plantes tinctoriales dans mon jardin, en glane d’autres, pour répondre à mes besoins, ou privilégie des producteurs français. J’ai fait le choix de travailler autant que possible à partir de végétaux non transformés plutôt que d’utiliser des extraits tinctoriaux. Écorces, feuilles, fleurs, baies ou racines deviennent ainsi la matière première de mes bains de teinture.
Il n’y a pas, dans l’atelier, de nuancier auquel il faudrait se conformer. La couleur se découvre, s’expérimente et se construit. Si elle dépend certes de la plante, elle peut varier selon l’année, la saison, l’état du végétal, sans parler des nombreuses variations que la technique du teinturier apporte à la couleur par sa pratique.
C’est tout le sens du travail de teinturière végétale : faire avec le vivant plutôt que chercher à le standardiser.
Cette démarche s’inscrit dans une réflexion plus large autour d’une mode plus responsable : matières naturelles, petites séries, pièces uniques, réemploi de certains textiles et collaborations avec des artisans qui transforment les fils ou les étoffes teints par L’habit en roses en vêtements et accessoires.
La soie aux couleurs végétales
La soie occupe une place particulière dans l’univers de L’habit en roses. J’ai sélectionné après trois voyages en Inde des soies artisanales, filées et tissées à la main, choisies pour leur qualité, leur texture et leur traçabilité. Les spécificités de ces étoffes offrent aux couleurs végétales un terrain d’expression exceptionnel.
Un même colorant peut ainsi prendre des accents différents selon la fibre, la construction du tissu ou la façon dont celui-ci accroche la lumière. Sur une soie lisse, la couleur semble lumineuse et continue. Sur une soie plus irrégulière, elle accroche les reliefs du tissage et fait apparaître une profondeur nouvelle.
La matière participe elle aussi à la couleur. C’est particulièrement sensible avec les soies sauvages indiennes, dont les irrégularités, les aspérités et les nuances naturelles ne cherchent pas à disparaître. Elles font partie de leur beauté.
Les soies indiennes : de la mulberry silk aux vanya silks
L’Inde occupe une place singulière dans l’histoire et la géographie mondiale de la soie. Elle est le seul pays à produire commercialement les quatre grandes catégories de soie que sont la mulberry silk, issue du ver à soie domestique Bombyx mori, et les trois principales non-mulberry silks, ou vanya silks : eri, tasar et muga. Cette diversité repose sur des espèces de lépidoptères différentes, sur des plantes-hôtes et des écosystèmes distincts.
La mulberry silk : une soie domestique
La mulberry silk, ou soie de mûrier, est produite par Bombyx mori, espèce domestiquée dont l’élevage est étroitement associé à la culture du mûrier (Morus spp.). Elle correspond à une soie classique, fine et blanche.
Certains se souviennent peut-être, dans les années 70, de l’expérimentation d’élevage en classes élémentaires, à base de feuilles de murier fraîches et de chenilles voraces, auquel les écoliers assistaient, un peu émerveillés, ou rebutés par cette pratique d’élevage parfois un peu lointaine des aspirations citadines de l’époque.
Le cocon du bombyx est constitué d’un filament continu de fibroïne, maintenu par la séricine. Cette continuité permet le dévidage du cocon — le reeling — et explique en grande partie l’aspect régulier, lisse et fortement réfléchissant de la soie de mûrier.
À l’inverse, les soies non-mulberry présentent souvent des filaments moins réguliers ou des caractéristiques de cocon qui conduisent à des modes de transformation différents, notamment le filage plutôt que le dévidage continu. Cette distinction entre soie filée et soie dévidée est essentielle pour comprendre la diversité esthétique des textiles indiens.
Les vanya silks : des soies issues des forêts
Les vanya silks regroupent principalement, en Inde, les soies tasar, muga et eri. Elles sont produites par plusieurs espèces de Saturniidae, insectes non apparentés au Bombyx mori. Les soies non-mulberry renvoient à des systèmes de production davantage associés aux espaces forestiers, à l’agroforesterie et à la diversité des plantes-hôtes, hébergement et repas compris pour la chenille. Cette relation étroite entre insectes, végétation et territoire explique l’emploi de l’expression soies forestières ou soies sauvages. Il convient cependant de préciser que « sauvage » ne signifie pas nécessairement que les chenilles sont prélevées dans la nature sans élevage : certaines espèces sont aujourd’hui élevées dans des systèmes de sériciculture organisés, au sein de systèmes agroforestiers.
Le tasar : une soie de forêt
Le tasar possède une place particulière parmi ces soies. En Inde, le tasar tropical est principalement associé à Antheraea mylitta, dont les chenilles se nourrissent de plusieurs espèces d’arbres forestiers, tels que le palash, l’arjuna ou le sal.
À la différence de la soie de mûrier, le cocon de tasar fournit une fibre dont les caractéristiques physiques donnent au textile une apparence plus organique : le fil présente davantage de caractère, la surface du tissu peut conserver des irrégularités et la lumière s’y réfléchit autrement.
Cette matière est particulièrement intéressante dans le cadre d’une teinture végétale. Une étoffe parfaitement régulière et une étoffe présentant des variations de texture ne réagissent pas visuellement de la même manière à un même bain tinctorial. La structure du textile devient alors une composante de la couleur.
La soie non-violente, une autre relation au cocon
Le terme ahimsa, associé à la notion de non-violence, désigne une pratique dans laquelle le cocon est récolté après la sortie du papillon. Le cocon est alors percé par grignotage par l’insecte qui se libère du cocon après sa métamorphose. Le fil de soie n’est alors pas récupéré sous la forme d’un long fil continu par dévidage, mais en multiples sections discontinues qu’il faut donc assembler par filage.
Le filage de fibres discontinues produit un fil plus volumineux et irrégulier que le filament dévidé de la mulberry. Ces différences ne constituent pas des défauts à corriger : elles sont précisément ce qui donne à ces textiles leur particularité.
Type de soie
Type de ver à soie
Nourriture de la chenille
Aspect
Toucher
Observations
Tussar
Plusieurs espèces sauvages du genre Antheraea
Arjun, Saja, Sal et d’autres arbres forestiers selon l’espèce et la région
Beige, miel, doré
Texture naturellement légèrement granuleuse
Grande famille de soies sauvages d’Inde
Eri
Samia ricini
Ricin (Ricinus communis) principalement, mais aussi manioc, papayer, etc.
Blanc cassé, crème
Très doux, cotonneux, mat
Souvent appelé « ahimsa silk », car le cocon peut être récolté sans tuer la chrysalide
Mulberry
Bombyx mori
Feuilles de mûrier (Morus spp.) presque exclusivement
Blanc ou crème, très uniforme
Lisse, doux, brillant
Soie la plus régulière et généralement la plus fine
Une matière à colorer
Chez L’habit en roses, le choix de ces soies prend ainsi tout son sens : associer à une teinture végétale une matière dont la texture, l’origine et le mode de production restent perceptibles dans l’étoffe finale. Le résultat est moins une recherche de perfection uniforme qu’une rencontre entre deux expressions du vivant : celle de la plante tinctoriale et celle de la fibre produite par le ver à soie.
Pour une teinturière travaillant avec des colorants végétaux, cette dimension est essentielle. La couleur ne se dépose jamais sur une surface abstraite. Elle rencontre une fibre, un fil, un tissage, une texture et une lumière.
La teinture ne cherche alors pas à uniformiser l’étoffe. Elle révèle la matière autant qu’elle la colore.
Un salon textile incontournable
Cette édition sera l’occasion pour L’habit en roses de dévoiler ses toutes nouvelles et micro-productions, fruit d’un travail autour des fibres naturelles et des couleurs végétales. Gilets, corsages, mais aussi des pièces plus légères et des plaids viendront enrichir les collections de pièces uniques de l’atelier avec leurs nuances de couleurs subtiles
Participer à Toutes Fibres Dehors ! est pour nous bien plus qu’une vitrine : c’est un lieu d’échanges et de liens, où les fibres se mêlent aux histoires, et où naissent des vêtements qui sont autant de passerelles entre nature et création.
Nous serons heureux de vous accueillir à La Gacilly pour vous faire découvrir ces nouvelles pièces et, à travers elles, les belles alliances tissées avec nos partenaires artisans.
Deux jours de partage les 6, 7 et 8 novembre 2026 entre 14h et 18h le vendredi, 10h et 18h le samedi et dimanche, à la Salle Artémisia à La Gacilly (56). Une organisation aux petits oignons par Textile Métiers d’Art de Bretagne – TMAB. Plus de 40 artisans passionnés — tisserands, brodeurs, couturiers, feutriers, modistes, bijoutiers textile, tapissiers — viendront exposer leur art, les matières et les gestes. Buvette, restauration pour une pause conviviale entre deux découvertes
Après une participation en 2022 et 2024, L’habit en roses retrouvera avec plaisir le salon Fil en Melle, les 12 et 13 septembre 2026, à Melle dans les Deux-Sèvres.
Ce rendez-vous textile, organisé tous les deux ans, rassemble créateurs, artisans et passionnés autour du fil sous toutes ses formes : couture, broderie, tricot, crochet, tissage, teinture… Un salon à taille humaine où l’on vient autant découvrir des savoir-faire que rencontrer celles et ceux qui les font vivre.
Pour cette neuvième édition, L’habit en roses sera à nouveau présent avec ses couleurs végétales et ses créations textiles.
Des plantes aux fibres naturelles
Au cœur de mon travail, il y a toujours cette même envie : faire entrer la couleur du vivant dans le textile.
Dans l’atelier, les plantes tinctoriales deviennent des bains de teinture et révèlent leurs nuances sur le coton, le lin, la laine ou la soie. Les couleurs ne sont jamais tout à fait les mêmes : elles évoluent avec la plante, la saison, le lieu de récolte, la fibre et les gestes de l’artisan.
Les plantes utilisées sont principalement issues de mon jardin, de cueillettes ou de producteurs spécialisés. Je travaille autant que possible à partir de végétaux non transformés, pour laisser s’exprimer toute la richesse et la subtilité de leurs couleurs.
Ces fils et ces tissus sont ensuite transformés, grâce à des collaborations avec des artisans, en accessoires et en vêtements : chaque pièce devient ainsi le résultat d’une succession de gestes et de savoir-faire.
Des créations à découvrir à Melle
Pour Fil en Melle, je présenterai une sélection de mes créations autour des fibres naturelles et de la couleur végétale : écharpes en soie, étoles, accessoires, mais aussi vêtements conçus à partir de matières teintes à l’atelier.
Des pièces uniques ou réalisées en très petites séries, où les nuances de la teinture végétale rencontrent le travail de la couture, du tricot ou du tissage.
C’est aussi ce qui me plaît dans ce salon : retrouver un public qui aime les matières, les fils, les couleurs et les gestes artisanaux, et pouvoir prendre le temps de parler de ce qui se cache derrière une pièce textile. D’où vient la matière ? Quelle plante a donné cette couleur ? Comment le tissu a-t-il été transformé ? Qui a réalisé les différents gestes ?
Chaque création raconte finalement un petit bout de cette histoire.
Un week-end autour du fil
Fil en Melle est l’occasion de découvrir de nombreux créateurs textiles, mais aussi de participer aux différentes animations et ateliers proposés autour du fil. Le dimanche, les puces de couturières permettront également aux amateurs de chiner tissus, fils, mercerie et autres trésors nécessaires à leurs propres créations.
Pour L’habit en roses, ce sera surtout un plaisir de retrouver Melle et les visiteurs de ce rendez-vous biennal.
Rendez-vous les samedi 12 et dimanche 13 septembre 2026 à la salle Jacques Prévert, à Melle.
Informations pratiques
Fil en Melle – 9ème salon textile Samedi 12 septembre 2026 : 14 h – 19 h Dimanche 13 septembre 2026 : 9 h 30 – 18 h Salle Jacques Prévert et Tapis Vert – 79500 MELLE
Puces de couturières : dimanche 13 septembre, de 9 h à 18 h, Parc de la Garenne.
Au plaisir de vous retrouver à Melle pour parler couleurs, plantes, fibres et créations textiles !
Les Rosiers sur Loire (Gennes-Val de Loire) – 11 juillet / 30 août 2026
Exposition estivale
La boutique éphémère du groupement associatif d’artisans Acomartisan réouvre ses portes du samedi 11 juillet au dimanche 30 août 2026 dans la salle des Ponts aux Rosiers sur Loire.
Installée sur les bords de Loire, cette boutique éphémère de métiers d’art, vous présente les créations de 29 artisans, pour la plupart angevins parce que Acomartisan, c’est A comme artisan d’art !
Pour les mains, les corps, la maison, cette expo-vente met en valeur de nombreuses créations : maroquinerie, bijoux, céramique, coutellerie, photographies, luminaires, aquarelles, verre, cannage, textiles hommes femmes enfants, tournage bois, tissage…
L’habit en roses et Acomartisan
C’est la sixième participation de L’habit en roses à l’événement. Avec plaisir, j’y expose mes couleurs de plantes sur matières naturelles : beaucoup de soie, du coton khadi, un peu de laine et certains mélanges de fibres végétales et animales comme le lin et la soie…
Dans ce cadre des bords de Loire, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, venez découvrir les créations uniques de l’atelier qui sublime par la teinture les matières naturelles : étoffes, accessoires textiles, pièces en série limitée, colorées à partir de plantes locales. Chaque article est teint à la main dans une démarche tant respectueuse de l’environnement que réfléchie pour avancer et faire avancer vers une mode plus éthique et plus saine.
Entre balade au fil du fleuve et flânerie dans le bourg, offrez-vous un moment de rencontre avec l’artisanat. L’habit en roses vous invite à explorer un univers sensible, où la teinture végétale révèle la poésie des couleurs vivantes, entre tradition et création contemporaine.
Rendez-vous aux Rosiers-sur-Loire, et laissez-vous porter par la douceur estivale… et par la beauté du fait-main.
Les exposants
Je vous laisse le soin de découvrir les autres participants à cette boutique estivale.
Quentin Alleau, textile et accessoires homme, Angers
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