A propos…

carte visite 7 - Version 3Vibrer à l’harmonie de mes couleurs de plantes, savourer leur subtilité dans la douceur.
Me caler sur le rythme de la Terre, des saisons et ralentir.
Jouer d’un savoir-faire ancestral et le transmettre.

 

Comment tout a commencé…

Jeune pousse d’hiver, « L’habit en roses » voit le jour en janvier 2015.

Les plantes que je glane, que je produis au jardin ou que j’achète localement sont mes matières premières. Avec ces végétaux d’ici je prépare mes bains de teinture. Les couleurs de plantes se mêlent alors aux fibres textiles naturelles et l’alchimie opère.

Le monde du textile est mondialisé, explosé, suivre la trace d’un textile de la plante (ou de l’animal) au tissu est labyrinthique et fait parfois parcourir des milliers de kilomètres. Voulant comprendre, j’ai suivi le fil et depuis lors, les voyages m’inspirent aussi. Rencontrer les faiseurs textiles de par le monde m’émerveille et crée des ponts à mon inspiration.

Ces voyages amènent aussi des prises de conscience : comment à mon niveau et par mes actions vais-je contribuer à changer des lignes ?  L’échange, la coopération, le développement durable, l’économie circulaire sont mes guides.

Je fais ma part et décide de travailler des fibres et des tissus naturels écrus et d’effectuer moi-même la teinture à partir de végétaux. Le tout selon des procédés de teinture naturelle éprouvés par nos ancêtres avant l’avènement des colorants chimiques en 1850.

L’habit en roses et les artisans français

La laine, le lin et le chanvre : sur ces filières la traçabilité est possible et la production européenne encore vivante,  mais elle est fragile, en cours de revitalisation et elle a besoin d’être soutenue. Je teins donc des laines, des fils ou des tissus français ou européens que je transforme en partenariat avec des artisans français : tisserand(e)s, couturier(e)s, tricoteur(e)s, artisan(e)s ou artistes jouant avec le textile.

Mes récents partenaires : Caroline Farina (Nantes) fondatrice de la marque YSATIS, Mathilde Grolleau (Coutures) artiste et designer d’une collection pour la marque MUUN, L’atelier du Fil Enchanté (Rablay sur Layon) tissage, Cécile Humeau (Chalonnes) créatrice papier d’art à partir de végétaux, Elfie Haas (Allonnes) tricot main ou machine, Lys des Montagnes (Rablay sur Layon) maroquinerie, Trois petits points (Feneu) couture.

L’habit en roses et les artisans de l’association Ekta Parishad

La soie, le cashmere et le coton d’Inde : je teins des écharpes de soie non-violente (fils de soie filé à la main après que le papillon soit sorti de son cocon), de soie forestière, de cashmere du Ladakh et de coton khadi. Ces écharpes en fibres brutes écrues sont tissées à la main par les tisserands soutenus par l’association indienne Ekta Parishad. Cette association est un mouvement social non-violent gandhien travaillant au niveau national en Inde sur les questions d’accès à la terre et à la forêt.

Je développe ainsi l’économie locale de leur pays et de mon pays en servant deux objectifs :

  • soutenir l’action de cette belle association tout en accédant à de belles matières brutes et « tracées »
  • éviter aux artisans d’utiliser des colorants chimiques, étape souvent la plus dangereuse pour les ouvriers et la plus polluante pour les cours d’eau de leur pays.